Katanas-Samurai
Les différents types d'acier utilisés dans la forge des katanas
Les aciers Maru
Ce sont des aciers composés d'une seule nuance. C'est la méthode de forge la plus simple permettant de forger une lame à moindre coût.
La teneur en carbone détermine la dureté future de l'acier mais également le prix :
plus le taux de carbone est élevé, plus le travail métallurgique est important et donc plus onéreux.

On retrouve en règle générale trois nuances dans la fabrication de katanas semi-industriels
(forgés à la main mais avec un traitement thermique industriel) : 1045, 1060 et 1095.
Ces trois types d'aciers correspondent respectivement à 0.45, 0.6 et 0.95 % de carbone.

L'acier 1045 est un acier dur avec une grande souplesse, son prix est aussi peu élevé, c'est pourquoi on le retrouve dans les katanas premiers prix. Un bon choix pour s'initier à la coupe car il pardonne les erreurs.
Les aciers 1060 et 1095 sont des aciers très durs.
L'acier 1095 correspond à une qualité supérieure dans cette gamme de matériaux, sa lame est très dure et tranchante mais revers de la médaille elle est peu souple et cassante lors de coupes mal exécutées.
Les Aciers composites
Avec deux ou trois nuances différentes d'aciers, ils permettent ainsi au sabre de posséder des caractéristiques qu'un seul type d'acier ne permettrait pas d'obtenir.
Le principe : un acier dur en surface, pour un tranchant plus affûté, et un cœur tendre pour une absorption des coups optimale.
Un cœur en acier tendre (Shigane, faible taux de carbone) est introduit au moment de la forge dans une enveloppe en acier dur (Hagane, taux de carbone plus élevé). Formant un véritable sandwich, le métal ainsi constitué apporte une valeur ajoutée considérable à la lame.
Cela permet en outre de forger des lames très dures et à la fois souples ce qui n'est pas possible avec une lame maru très dure type acier 1095 par exemple.
Les principales techniques de forge composite : Kobuse, Honsanmai, Shihozume, Makuri, Waeiha Tetsu, Orikaeshi Sanmai, Gomai, Soshu Kitae.

Masamune, le célèbre forgeron japonais excellait dans la méthode Soshu Kitae.
Les Aciers feuilletés.
L'acier damas

Il est fabriqué en associant 2 nuances d'acier. Une nuance dure et une nuance douce (1095 et 1060 par exemple).
la barre d'acier est constituée d'un empilement de couches de ces 2 aciers.

le forgeron lie plusieurs couches d'acier et les chauffent dans le foyer de forge jusqu'à pratiquement la température de fusion puis le martèle sur l'enclume ou au pilon pour le souder, l'étire jusqu'à obtenir la moitié de l'épaisseur de départ le coupe partiellement en son milieu et le replie. Il le chauffe de nouveau jusqu'à pratiquement la température de fusion, le soude par martèlement, et répète les opérations pour avoir le nombre de couches souhaitées.
Au final la lame ainsi travaillée est composée de plusieurs milliers de couches (de 2000 à plus de 30000 couches) en fonction du nombre de repliage.

La lame obtenue combine les qualités des deux nuances, la dureté pour la nuance 1095 et la souplesse pour la nuance 1060. Les aciers pliés ont en plus un indéniable, leur aspect esthétique moiré.

L'acier plié
C'est la même technique mais une seule nuance est utilisée. Le gain est juste d'ordre esthétique.
Lames Acier Tamahagane
C'est l'acier traditionnel japonais, le meilleur acier pour un katana.
L’acier Tamahagane est obtenu par chauffage (trois jours durant) dans un four entre 1200°C et 1500°C. Ce processus permet de supprimer les impuretés sous forme de scories. La teneur en carbone recherchée pour des lames de hautes qualités est entre 1.0% et 1.2%
Le tamahamagane est lourd, dense, d'aspect brillant argenté et de structure cristalline fine.
Lame forgée et étapes de fabrication
Le processus de forge définit le sabre japonais. Les sabres de Samurai authentique étaient forgés main. Beaucoup de sociétés proposent différents types d'aciers. La plupart du temps les lames ne sont pas forgées et n'ont pas par conséquent les qualités et l'intégrité des lames forgées. La forge fournit la meilleure et équitable dispersion du carbone dans l'acier afin de réaliser une excellente qualité de lame que vous n'obtiendrez jamais avec les lames modernes qui sont embouties ou fraisées en série sans dispersion du carbone.
Commentaires (6)
Kensei
Les étapes sont bien décrites, il faudrait préciser que le tamahagane est un acier devenu presque précieux et donc le prix pour une lame de katana atteint aisement les deux mille euros, cependant, si l’artisan est un grand forgeron, on peut obtenir un sabre qui ne rouille pas si le carbone est bien dispercé.
2014-10-25
Astareban
Merci beaucoup pour tout ses détails que je recherchai depuis un moment.. Je voudrai reussir a produire des lames de sabres avec des mataux de récup.. me reste plus qu'as trouver comment connaitre le taux de carbone d'un métal .

Si tu as d'autres info et document intéressant et complet sur la forge d'un sabre , je suis preneur. Je t'es laissé mon mail.
2014-11-02
Marco
Bravo vraiment passionnant voire incroyable la manière dont sont fabriqués ces sabres katana de samuraï selon des techniques toujours ancestrales et inégalées à ce jour.
2010-04-30
Steph
Incroyable et on a pas fait mieux malgré les progrès technologiques .
Grande leçon d'humilité .
2012-12-17
Lacaille Alex
Jolie couteau
2013-01-14
Hossain
Bonjour je voudrais savoir vue que je veux un katana avec la lame a la fois très résistant au choc , une long duré de vie , une souplesse pour pardonner les erreur. J'hésite entre l'acier 1095 , 1060 KOBUSE ou bien Soshu Kitae nuance en acier 1095. svpl si vous pouvez me répondre c'est très important.
2015-09-20
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