Katanas-Samurai
Les Kanji japonais (les idéogrammes chinois)
La culture chinoise
Pour bien comprendre comment les kanji sont apparus dans la langue japonaise, il faut essayer de se placer dans le Japon du VIIème siècle.

À cette époque, les Japonais savent déjà parler la langue, mais ne possèdent pas de système d'écriture. D'un autre côté, la Chine est un pays très influent et doté d'une avance technique supérieure aux autres pays. Et c'est petit à petit que les japonais s'imprègnent de la culture chinoise et finissent par adopter leur système d'écriture à savoir, les idéogrammes chinois ou kanji.

Mais, les idéogrammes ne sont pas réellement adaptés à la langue japonaise, c'est pourquoi les japonais ont commencé par les utiliser non pas pour leur signification mais pour leur prononciation. C'est-à-dire en essayant d'utiliser des idéogrammes chinois qui se prononcent de façon identique ou approché par rapport à leur langue.
Les kana
Vers la fin du VIIIème siècle, les japonais commencent à s'écarter des chinois et de leur culture. Ce repli leur permettra d'assimiler les apports étrangers pour les adapter à leur goût et culture. En effet, la plupart des idéogrammes chinois utilisés comportaient un grand nombre de traits. Il était par conséquent fastidieux d'écrire par cette méthode. C'est pourquoi, au fil du temps, vont naître deux nouveaux systèmes d'écriture basés sur l'écriture phonétique des idéogrammes chinois que l'on appelle kana.
• Les hiragana
Issus d'improvisations poétiques des aristocrates de l'époque, ils sont nés de l'écriture de plus en plus stylisée au cours du temps des idéogrammes chinois et finissent par perdre leur lien avec leur caractère d'origine. Officialisés en 905, ils sont aujourd'hui utilisés pour écrire les mots d'origine japonaise (ceux qui existaient avant l'introduction des caractères chinois), mais aussi les mots introduits au cours des siècles (composés de caractères chinois) qui représentent plus de 60 % du vocabulaire japonais. On les utilise également pour transcrire les déclinaisons des verbes et des adjectifs.
• Les katakana
Issus d'une évolution différente, ils ont été créés au sein les grands monastères dans le but de simplifier l'écriture des textes chinois. Chaque katakana ne conserve que quelques barres et quelques points de son idéogramme d'origine, mais garde néanmoins sa valeur phonétique. De nos jours, on les utilise pour transcrire les mots d'origines étrangères (occidentaux pour la plupart) et les onomatopées. Dans des cas beaucoup plus rares pour des raisons de style, on les emploie également pour écrire les mots d'origine japonaise et chinoise.
• Les romanji
(traduction littérale : roman signifiant romain et ji caractère : Caractères romains) sont employés dans la plupart des cas pour que les touristes étrangers puissent s'y retrouver (mais attention ce système est surtout mis en place dans les mégalopoles). Les romanji sont aussi beaucoup utilisés pour les noms de société, anagrammes, ou autres abréviations. Un nouveau courant de romanji est à la mode, celui-ci à pour but de faire "branché" (surtout dans les restaurants, bars ou autres cafés...) Ainsi grâce à cette nouvelle vague, de plus en plus de monde aime écrire quelques mots en romanji, notamment en français, pour par exemple personnaliser son enseigne, ou encore décorer son design d'intérieur.
dictionnaire des kanji japonais
Dictionnaire français-japonais
Dictionnaire de Jim Breen
Sources :
http://kanji.free.fr
http://japonais.eu
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